FIN
DE LA
COMMISSION ET
CREATION DU
CONSEIL DES
DROITS DE
L’HOMME
QUELLES CONSEQUENCES POUR LES PEUPLES AUTOCHTONES ?
15 juin 2006
CONSULTATIONS
LIBRES ET INFORMELLES SUR LA PREPARATION
DE
LA PREMIERE SESSION
DU
CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME[1]
Jeudi
15 juin 2006
Le
Président-désigné du CoDH, Ambassadeur de Alba, a présenté le
nouveau programme de travail tel qu’il résulte de la consultation précédente
de mardi. Celui-ci n’est pas encore définitif. Dans ce dernier
programme de travail, le rapport du Groupe de travail sur le Projet de déclaration
(mentionné comme Groupe de travail autochtone) apparaîtra mardi après-midi
(deuxième partie).
Cependant, la révision des rapports du Groupe de travail du CoDH débutera lundi matin et l’ordre de leur examen peut varier si les Etats en décident ainsi. Le programme de travail sera distribué lundi.
__________________________
ORGANISATION
du TRAVAIL de la SESSION de JUIN et le THEME des AUTOCHTONES
Une
date fixe pour examiner le
rapport du GT sur le Projet de déclaration des Autochtones ?
L’Argentine,
le Pérou, l’UE, Cuba et le Service international pour les droits de
l’homme
(ISHR) ont préconisé une date
fixe pour les ONG autochtones (qui ont besoin de s’organiser) et
n’ont pas conseillé de la retarder. La même chose est aussi valable
pour les disparitions forcées. Les ONG et les peuples autochtones
viennent de loin et il ne suffit pas de leur donner la parole juste à
la fin du thème. Le Pérou ajoute que le Projet de déclaration
devrait à nouveau être abordé pendant la première semaine, car les
Autochtones ne peuvent pas toujours rester deux semaines. Le Mexique
aimerait aussi savoir quand les rapports des GT seront examinés afin de
permettre aux ONG de participer : elles ont besoin de savoir à
l’avance quand elles peuvent participer. Pour la Suisse,
les
rapports sur les mécanismes et les mandats, les GT sur les
disparitions, les PA et le développement ne devraient pas être discutés
à la fin puisqu’ils sont les plus ardus.
Combien
de temps pour le GT sur le Projet de Déclaration des PA ?
Chaque
rapport des 5 GT durera entre une heure et une heure et demie.
Quand
et pendant combien de temps les ONG pourront-elles parler ?
Ce
n’était pas très clair mais probablement, à la fin de chaque thème,
une période de 15 minutes (minimum) sera allouée à toutes les ONG.
Ainsi, les PA et les ONG, en principe, disposeront de 15 minutes mardi
après-midi pour parler du Projet de déclaration. Le président sera
flexible avec les ONG (flexibilité est le mot-clé de l’Amb. de
Alba).
Pendant
le Segment de Haut Niveau (SHN), 3 à 5 orateurs sont prévus pour les
ONG.
Quand
et combien de temps les autres participants pourront-ils parler ?
Pour
les rapports : La Haut-commissaire, les présidents du Comité de
coordination et les Rapporteurs spéciaux, le président de la
Sous-Commission, le président de la réunion des présidents, ainsi que
chaque organe de Traité, disposeront de 15 minutes pour présenter leur
rapport.
Chaque
membre du CoDH pourra prendre la parole pendant 5 minutes et chaque
observateur 3 minutes. Cette règle sera mise en pratique dès le début
du débat sur le rapport du HCDH.
Ordre
des interventions
Les
interventions des membres et des observateurs peuvent être mélangées.
Ensuite viennent les ONG et les représentants de la société civile. La
Suisse
serait d’accord de mélanger également les ONG avec les membres et
les observateurs, mais ceci n’est probablement pas réaliste.
A
quel moment les listes des orateurs seront-t-elles ouvertes et closes ?
Les
listes des orateurs seront ouvertes depuis lundi 9h pour tous les thèmes
et seront closes 15 minutes après le début du thème.
Quand
seront prises les décisions et résolutions ?
Les
décisions et résolutions seront prises les 29 et 30 juin. Délai de présentation
d’un projet de décision ou de résolution : mardi 27 juin, en début
d’après-midi.
Ces
règles ne sont valables que pour la session du mois de juin. Elles
seront réexaminées en septembre.
Quand
le rapport de la 1e session du CoDH pourra-t-il être examiné et adopté
?
En
juin, tous les thèmes seront étudiés et le rapport ne sera pas examiné.
Le
rapport sera examiné en septembre.
Le
rapport sera adopté lors de la session de mars/avril 2007.
Tous
les thèmes seront examinés pendant les sessions de juin et de
septembre.
Tous
les documents reçus par le président se trouvent sur l’Extranet du
HCDH.
Autres
sessions
Il
est possible qu’une session se tienne à la fin de l’année. Celle
de mars-avril 2007 sera la principale.
AUTRES THEMES, INDIRECTEMENT
RELIES AUX QUESTIONS DES PA
La
Fédération de Russie souhaite que les
incidences financières des décisions et résolutions soient prises en
compte. Les mandats de la CDH ne devraient pas être examinés dans
l’idée qu’ils seraient automatiquement prolongés. Il faudrait les
analyser avant de les prolonger d’une année supplémentaire. La Fédération
de Russie a encore des réserves quant au Projet de déclaration
des PA. Elle se réserve le droit de formuler des observations sur
la procédure qui n’a pas toujours été observée pendant le GT.
L’Autriche,
pour l’UE : Les mandats ne devraient pas être
prolongés automatiquement. Chacun d’entre eux devrait être examiné
afin d’éviter les erreurs de la CDH.
Le
Président : Nous parlerons d’abord du
prolongement des mandats dans son ensemble, puis des cas individuels,
tout ceci avant la fin de l’année. Le prolongement des mandats et des
mécanismes est une mesure provisoire, ceci pour ne pas paralyser le
système. La procédure sera prise en considération au cas par cas.
Le Pakistan : Souhaite un examen sérieux du prolongement des mandats.
Education et apprentissage des droits
de l’homme
La
Colombie : il nous faut penser
concrètement aux outils pour la coopération et l’éducation en
droits de l’homme.
L’Arabie
saoudite : Aimerait en savoir plus sur ce que
signifient développement et éducation en droits humains.
Les
autres Etats et ONG ayant pris la parole sont:
L’Algérie,
l’Arabie saoudite, la Chine, l’Egypte, l’Inde, l’Indonésie,
l’Iran, la Corée, le Maroc (au nom du groupe africain), la Pakistan,
la République tchèque, la Syrie, le Sri Lanka, le Soudan, la Suède,
Amnesty International, la Fédération internationale des universités
des femmes.
Lundi
19 Juin à la Salle des Assemblées
Exceptionnellement,
la réunion commencera à 9h00 et les personnes devraient arriver à
8h30. La réunion se tiendra, également exceptionnellement, jusqu’à
19h, avec une pause-déjeuner entre 13h et 15h.
Ensuite,
l’horaire sera normal (10h00 – 13h00 et 15h00 – 18h00). La Conférence
se tiendra dans la Salle des Assemblées pendant la 1ère semaine et
dans la salle XVIII (18) lors de la 2e semaine.
Il
y aura peu de salles disponibles puisque l’OIT, l’ECOSOC siègeront
et que d’autres réunions importantes se dérouleront aussi en juin.
Ceux/celles qui auraient besoin de salles devraient les demander au
plus vite au Secrétariat du CoDH.
Annexe
: Composition du CoDH
Afrique
du sud, Algérie, Allemagne, Arabie saoudite, Argentine, Azerbaïdjan,
Bahrain, Bangladesh, Brésil, Cameroun, Canada, Chine, Cuba, Djibouti,
Equateur, Fédération de Russie, Finlande, France, Gabon, Ghana,
Guatemala, Inde, Indonésie, Japon, Jordanie, Malaisie, Mali, Maurice,
Mexique, Maroc, Pays-Bas, Nigéria, Pakistan, Pérou, Philippines,
Pologne, République de Corée, République tchèque, Roumanie,
Royaume-Uni, Sénégal, Sri Lanka, Suisse, Tunisie, Ukraine, Uruguay,
Zambie.
[1]
Ce résumé doit être lu en parallèle avec l’ordre du jour du 15
juin 2006
13 juin 2006
A situation exceptionnelle, moyens exceptionnels. Veuillez vous référer au texte en anglais. Merci.
9 juin 2006
A situation exceptionnelle, moyens exceptionnels. Veuillez vous référer au texte en anglais. Merci.
21 avril 2006
LE CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME ET LES PEUPLES AUTOCHTONES
Au
cours d’un échange de vues informel organisé à Genève à
l’initiative de la Haut-Commissaire aux droits de l’homme et du Président
de l’Assemblée générale des Nations Unies, 4 Etats (Mexique,
Argentine, Brésil et Espagne) sur 26 intervenants gouvernementaux et
1 ONG (Service international des droits de l’homme – SIDH) sur
les cinq qui ont pris la parole[1]
ont mentionné la Déclaration des droits des peuples autochtones
comme constituant une question de fond prioritaire à discuter lors de
la première session de juin du CoDH. En comparaison, la Convention
sur les disparitions forcées a été évoquées par 9 orateurs dont 3
ONG. L’importance de la participation des ONG a également été
soulignée par 9 Etats. Le Groupe africain, par l’intermédiaire du
Maroc, est le seul à avoir mentionné l’équilibre nécessaire entre
les droits économiques, sociaux et culturels d’une part et les droits
civils et politiques d’autre part, y compris les droits collectifs.
Cette
consultation informelle a bénéficié de la présence du vice-président
de l’AG, l’ambassadeur Ricardo Arias, qui a assuré que le Président
de l’AG, l’Ambassadeur Eliasson, était à la disposition de tous
pour entendre les suggestions concernant le démarrage du Conseil.
Elle a donné l’occasion à tous les participants, y compris les ONG,
de s’exprimer sur un pied d’égalité.
L’ordre
du jour comprenait les questions relatives à (1)
l’élection des 47 membres du CoDH et au processus menant au début
de la première session fixé le 19 juin ; (2) à la cérémonie
d’ouverture et au Segment de haut-niveau ; (3) aux priorités
requérant une attention urgente du CoDH ; (4) à d’autres
questions devant être discutées lors de la première session.
L’un
des principaux points de discussion a concerné la pertinence de nommer
un facilitateur qui vienne d’un pays non candidat et
aurait pour tâche d’éviter tout retard dans la nomination
d’un Président et l’élaboration d’un ordre du jour, notamment.
Est liée à ce sujet la question de savoir si les questions de fond
seront rapidement abordée ou non. Se sont prononcés en faveur :
la France, le Mexique, le Canada, la Suisse, l’Argentine, le Brésil,
Cuba, la Grande Bretagne, l’Espagne, le SIDH (le facilitateur doit
aussi représenter les ONG), le C.O.N.G.O[2] et le Liban qui est prêt à proposer un candidat. D’une manière
générale, les ONG sont d’avis que les travaux doivent commencer au
plus vite et les questions de fonds abordées dès le début. 8 Etats
semblent toutefois privilégier la procédure et l’organisation du
travail sur les questions de fond.
Dans
la même optique d’avancer les travaux, l’idée d’organiser des
tables rondes ou des ateliers à propos de points précis, réunissant
tous les Etats voire aussi les ONG a été débattue. La Suisse a annoncé
qu’elle organisera le 15 mai à Lausanne un séminaire de réflexion
sur les priorités de la première session.
« Le
véritable travail commence dès à présent », avait dit le
Secrétaire Général Kofi Annan lors de l’adoption créant le nouveau
Conseil des droits de l’homme. Cette
réunion informelle l’a effectivement montré comme elle a révélé
que de nombreuses discussions informelles ont déjà lieu. Elle a aussi
montré l’ouverture du président de l’Assemblée générale des
Nations Unies et du Haut-Commissariat aux droits de l’homme, qui sont
prêts à écouter toutes les suggestions.
[1]
Dans l’ordre de prise de parole : Chili, Pérou, Pakistan au nom
de l’OCI (Organisation des conférences Islamiques), Autriche au
nom de l’Union européenne, Human Rights Watch, Arménie, France,
Mexique, Canada, Chine, Commission internationale de juristes,
Azerbaïdjan, Suisse, Japon, Ligue internationale des femmes pour la
paix et la liberté, Etats-Unis,
Argentine, Brésil, Cuba, Russie, Grande Bretagne, Norvège,
Espagne, Service international des droits de l’homme, Indonésie,
Maroc, Algérie, Pays-Bas, Coordination des ONG (C.O.N.G.O) et
Liban.
[2]
C.O.N.G.O. : Conférence des organisations non gouvernementales en
relation consultative avec les Nations Unies.
5 Avril 2006
QUELLES CONSEQUENCES POUR LES PEUPLES AUTOCHTONES[1] ?
Lundi
27 mars 2006, la Commission des droits de l’homme a tenu son ultime
session et adopté la résolution E/CN.4/2006/L.2 clôturant définitivement
ses travaux et transférant « tous les rapports au Conseil des
droits de l’homme aux fins de la poursuite de leur examen à sa première
session en juin 2006 ».
La Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Mme Louise Arbour, a
notamment souligné la nécessité pour le Conseil d’aborder
rapidement les questions de fonds afin d’éviter toute vacance dans la
mise en œuvre des mandats, mécanismes, fonctions et responsabilités hérités
de la Commission. Le président de cette ultime session de la
Commission, M. Rodriguez Cuadros, a souhaité que le Conseil adopte, si
possible à sa première session, la Convention internationale pour
la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées ainsi
que la Déclaration des droits des peuples autochtones. Le GRULAC
a souligné qu’il ne participait pas au consensus sur l’adoption de
la résolution de clôture et n’approuvait pas le fait que l’ultime
session de la Commission n’ait pas abordé des sujets relatifs à la
substance, notamment la Convention internationale contre les
disparitions forcées et la Déclaration des droits des peuples
autochtones. Le GRULAC a vivement encouragé toutes les délégations
et les ONG à s’atteler, dès la clôture de la session, aux préparatifs
du nouveau Conseil. Il rappelle que la Convention sus-mentionnée et la Déclaration
des droits des peuples autochtones sont prêts à être adoptés.
Les ONG n’ont pas non plus apprécié la manière dont la Commission
s’est terminée et le fait qu’elles n’aient pu prononcer qu’une
seule intervention commune. Elles espèrent qu’un tel procédé ne se
reproduira pas au niveau du Conseil. Finalement, une minute de silence a
été observée en mémoire des victimes de violations des droits de
l’homme et de leurs défenseurs décédées.
La
résolution A/60/251[2]
du 15 mars 2006 de l’Assemblée générale (AG)
des Nations Unies (voir ci-dessous ainsi que l’Update/Informativo
du doCip N° 67) régit la création du
nouveau Conseil des droits de l’homme et
c’est le Conseil qui statuera sur
l’adoption du Projet de déclaration des droits des peuples
autochtones ainsi
que sur l’avenir du Rapporteur
spécial sur la situation des droits et des libertés fondamentales des
peuples autochtones, la Sous-Commission de promotion et de
protection des droits de l’homme et, par conséquent, le Groupe de
travail sur les peuples autochtones : « le Conseil assumera, réexaminera
et au besoin améliorera et rationalisera tous les mandats, mécanismes,
fonctions et attributions de la Commission des droits de l’homme de façon
à entretenir le régime des procédures spéciales, des avis spécialisés
et des plaintes ; le Conseil achèvera cet examen dans l’année
suivant la tenue de sa première session » (Art. 6).
La participation des ONG est pour l’instant maintenue telle quelle à moins que, par la suite, l’AG ou le Conseil en décide autrement. Bien que la résolution reconnaisse l’importance du rôle des ONG « aux niveaux national, régional et international dans la promotion et la défense des droits de l’homme », leur participation aux travaux du Conseil peut donc être remise en cause. Il en va de même de la participation des organisations autochtones selon la résolution 1995/32 de la Commission.
Le calendrier actuellement connu est le suivant :
8
avril 2006 :
la liste des Etats posant leur candidature pour siéger au Conseil des
droits de l’homme devrait être connue.
9
mai : élection
des membres du Conseil
16
juin : fin du
mandat de la Commission
19
juin : début
de la première réunion du Conseil dont la durée est encore inconnue.
Rappelons que le Conseil doit tenir au moins trois sessions par an
totalisant au minimum 10 semaines et que son siège
et celui de ses réunions est Genève. Rappelons également que
l’ECOSOC se tiendra à Genève du 3 au 28 juillet de même que le
Groupe de travail sur les peuples autochtones, du 31 juillet au 4 août
2006, s’il est maintenu.
Afin de faciliter la transition entre les deux organes, le Haut-Commissariat aux droits de l’homme construit actuellement un site sur la Toile sur lequel les informations concernant le Conseil seront disponibles.
Finalement, au cours d’une réunion avec les ONG présentes à la Commission, le Haut-Commissariat a annoncé que les femmes seront sa grande priorité et qu’il désire regrouper tous les Organes de traités en un seul organe, y compris le CEDAW qu’il désire transférer à Genève.
En conclusion, le lobby des peuples autochtones doit désormais s’exercer auprès du Conseil des droits de l’homme et de l’AG qu’il concerne l’adoption de la Déclaration, le maintien du Rapporteur spécial, de la Sous-Commission ou du Groupe de travail sur les peuples autochtones.
[1] Cette information ne retient, volontairement, que les éléments directement utiles aux peuples autochtones.
[2] La même que le projet portant la cote A/60/L.48
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